Julie se réveilla. Le soleil entrait dans la chambre et l'aveuglait. Elle sourit en pensant à ce qu'elle avait dit à Chuck, deux mois plus tôt, la dernière fois qu'elle était venue couchée ici. "Mets des rideaux ! " Il ne l'avait toujours pas fait. Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain. Elle se brossa les dents, s'attache les cheveux en chignon et se dirigea vers la cuisine. Le téléphone sonna.
Julie : Bonjour ?
Mme Comeau : Ah bonjour Julie !! Je vois que tu as dormi ici cette nuit. Est-ce que mon fils est là?
Julie : Non, il avait un "rendez-vous" avec Pat hier, il m'a dit qu'il reviendrait pour déjeuner.. Vers 9h, si je me fis à sa notion du temps. Je peux lui faire un message ?
Mme Comeau : Oui si tu veux bien ! Dis lui que notre voyage se passe très bien et qu'on reviendra dans deux semaines !! Oh et Julie, tu es toujours la bienvenue, reste tant que tu veux.
Julie : Merci Madame, mais je n'abuserai pas de votre hospitalité.
Mme Comeau : Tant que ce n'est pas réglé avec Pierre, tu peux.
Julie : Merci Madame, j'apprécie.
Elle raccrocha puis se fit du café en souriant. La porte s'ouvrit et Charles entra, les yeux cernés. Elle sourit.
Julie : Dis donc Charles, c'était quoi de rendez-vous à minuit? Ah et tes parents te font dire le bonjour.
Chuck : Hein? Ah rien...
Il se dirigea vers la cafétière et se servit une tasse. Il la calla. Il se dirigea vers sa chambre, mais Julie lui attrapa le bras avant qu'il n'aille plus loin.
Julie : T'es allé chez Pierre?
Chuck : Non...
Elle vit tout de suite qu'il mentait. Elle et lui étant meilleurs amis depuis bientôt 10 ans, elle avait deviné à son regard, ses gestes et son attitude lorsqu'il mentait. Et se mettre les mains dans les poche en était une.
Julie : Charles, t'es allé chez Pierre.
Chuck : Bon ok OUI j'y suis allé et alors?
Julie : ...Ben rien là.. Il était comment?
Chuck : Tu veux pas savoir.
Julie : Oui je veux !
Chuck : Alors vas voir toi même !
Julie : Charles ! Svp !
Chuck : Il était déprimé. Il est sûr que tu veux le laisser.
D'un coup, elle sentait son estomac se tordre et eut une boule dans la gorge. Elle regrettait un peu son geste, mais elle avait vraiment besoin de réfléchir.
Chuck : Pierre est un bon gars. Je sais pas ce qu'il t'as fais, mais il mérite que tu l'aimes.
Julie : Merci Charles... Je peux rester quelques jours?
Chuck : Oui mais apelle Pierre.
Julie : Je vais devoir aller chez lui de toute manière pour prendre d'autres vêtements.
Elle alla dans la salle de bain prendre sa douche. Elle s'habilla et se maquilla. Elle sortit et enfila ses chaussures. Elle salua Charles en lui disant qu'elle serait de retour l'après-midi même. Elle se dirigea vers la maison des Bouvier. Lorsqu'elle arriva, ce fut Réal, le père de Pierre qui ouvrit.
Réal : Bonjour Julie ! Pierre est en bas.
Julie : Merci.
Pierre occupait le sous-sol et ses parents, le deuxième étage. Ils avaient tout emmenagé le sous-sol de manière à ce que Pierre ait sa cuisine et son salon. Lorsqu'elle arriva en bas, elle aperçut Pierre dans le salon, couché sur le divan avec quelques bièrres à ses côtés.
Julie : Pierre, il est 9h.
Pierre : Julie, oh ma belle !!
Il se leva et alla la voir. Il voulut la prendre dans ses bras, mais elle le repoussa. Il baissa les yeux au plancher.
Julie : Je vais rester quelques jours chez Charles. Pierre, déprime-pas ok? Je t'aime, j'ai juste besoin de réfléchir sur quelques affaires.
Il se tassa pour la laisser passer. Quelques minutes plus tard, il se dirigea vers la chambre et s'accota sur le mur. Elle était tellement belle... Puis à un certain moment, elle frappa sur son sac et se retourna vers Pierre, les larmes aux yeux.
Julie : Pourquoi avoir laissé Lachelle pour moi? Tu lui as brisé le coeur !
Pierre : Come on Ju, ça fait deux ans...
Julie : Mais pour moi c'est tout récent Pierre, ok ? Tu lui as brisé le coeur, tu l'as détruite ! Elle vivait de toi ! Elle vivait de ton argent!
Pierre : C'est pour ça que t'es fru de même? Parce que j'lui ai brisé le coeur?
Julie : Non Pierre, parce que je veux pas finir cocue comme elle !
Elle empoigna sa valise et sortit. Elle essuya ses larmes, monta les escaliers, salua Réal et Louise et sortit de la maison en retournant chez Charles.